Après une nuit passée au Formule1 de Liège me voila au départ du trail de barjots du dimanche. Nous avons été transporté jusqu'au lieu de départ non loin de Malmédy. 22 traileurs au départ, c'est pas beaucoup mais tant mieux, on ne se gène pas au moins. Il fait 2 degrès, je suis en sweet, ça caille. Sac à dos de 3.5kg sur le dos et les batons en mains, c'est parti à 7h25. On se retrouve très rapidement sur des mono-traces ( chemins très étroits) qui montent et descendent tout le temps, j'arrive au alentours de le 10ème position à Malmédy, 12km en 1h35.
Là, maintenant, ca va devenir costaud. Ca commence à monter sérieusement, les descentes se font par petit pas tellement c'est pentu. Le parcours est très très très technique. Les chemins sont en dévers avec des racines qui se chevauchent, ensuite ce sont des gros cailloux qu'il faut enjamber. Autant dire que la vitesse de progression chute atrocement et mes cuisses commencent déjà à me faire bien mal. Gros coup au moral, j'ai fait que 15 bornes, il en reste 40. Ca va être folklorique.
J'arrive au 23ème km en 3h10 complètement affamé. Les barres énergétiques ne me remplissent pas assez ( com d'hab). Je prends tout ce qui traine ( cacahouètes, chips, fromage banane, tuc, coca pour faire tout passer....Quel estomac). Il faut absolument que je reparte de ce ravito complètement rassasié. En plus je n'ai pas pris beaucoup de barre. Un dame me propose de m'emballer quelques TUC que je mets dans la poche de mon short. On m'annonce aussi que c'est plus roulant. Bonne nouvelle, il était temps.
C'est vrai que le parcours s'adoucit. Je remonte vers les 11km/h et je me sens bien. Les cuisses se font un peu oublier. Je commence à reprendre des concurrents vers le 30ème km ( toujours com d'hab).
Arrivé au 37ème km, pensant que je suis deuxième car un concurrent me l'avait dit, je m'aperçois que le soi-disant premier, repart au moment où j'arrive. je me dépèche de me remplir la bedaine et je pars à ses trousses. On remonte le long d'un cours d'eau, impossible de courir sur ce chemin qui est jonché de rochers. On saute de rocher en rocher, épuisant comme zone, en plus elle est longue de 2km. Je reprends le gars vers le 39ème km. Une longue descente à faible dénivelé à travers de hautes herbes ( plein de boue biensur) me permet de lui prendre 200m. J'arrive vers les 42èmekm, envie de TUC, je commence à les manger, plutot les magonner car des TUC après 4h30 de course, ça fait un peu platre dans la bouche, je bois pour essayer de tout faire passer. Malheureusement, je ne regarde pas les panneaux et en rate un. J'en fais l'amère constat 500m plus loin, vite demi tour à la recherche du bon chemin. Je le retrouve mais le fameux gars est déjà passé. Je ne le rattrape qu'au 48ème km.
Maintenant, il faut le lacher sur les 5 derniers km. Le problème est que j'ai laissé pas mal de forces pour revenir dessus et maintenant, j'arrive plus à le décoller, j'attaque en côte, en descente et il reste toujours à 20m. En plus, la batterie de ma montre a rendu l'ame au 49ème km donc impossible de savoir ce qu'il reste. Pour bien compléter la fin de course, je commence à sentir que l'estomac est à sec. En sortant une barre de la poche de mon sac, je prend mon pied dans une racine. atterrissage dans le bain de boue que j'essayais d'éviter. je repars sans demander mon reste mais le gars a presque recollé. J'aperçois le clocher de Surister, l'écurie n'est pas loin, je relance dans la dernière montée et je finis sans marcher.
A l'arrivée, on m'annonce 3ème au lieu de premier. Merde mais bon, je suis sur le podium et c'est pas si mal. Mon "adversaire" arrive 1 minute derrière moi.
Je termine les 54km en 6h51 soit 7.9km/h de moyenne. Pas mal sur ce parcours. Je suis bien content de mon trail, en plus, revenu à la maison, presque qu'aucune fatigue dans les jambes ( ça va peut-être différent demain...).
En conclusion, un trail réussi mais une inquiétude sur mon alimentation en course qui doit être plus riche afin de tenir le coup.







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